Quelques ouvrages sur la concurrence

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  • Le livre d’A. Landier et D. Thesmar (2014) 10 idées qui coulent la France

« Pour sauver l’emploi, il faut sauver l’industrie », « C’est à l’Etat de nous sortir du marasme et de préserver la croissance », « Les marchés, c’est la dictature du court terme », « La solution à la crise, c’est plus d’Europe! » – voilà autant de clichés coriaces qui pourrissent le débat public en France, entretiennent la morosité ambiante et finissent par couler le pays. Des évidences postiches, des mythes néfastes qu’Augustin Landier et David Thesmar décryptent ici d’une plume acérée, dénonçant du même coup les lobbies qui les entretiennent et abordant au passage nombre de questions très concrètes: pourquoi avons-nous peur de la robotisation? A quoi doit servir un ingénieur à l’heure du numérique ? Pourquoi nos PME peinent-elles à trouver de l’argent ?… Il est temps d’entrer dans l’ère postindustrielle, d’aller vers une société de services et une économie dématérialisée. Pour ce faire, finissons-en d’abord avec un capitalisme de subvention, empoisonné par la nostalgie des Trente Glorieuses. Telle est la cure de désintoxication à laquelle invite ce livre salutaire.

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  • Le livre d’A. Landier et D. Thesmar (2007) “Le grand méchant marché : décryptage d’un fantasme français”

Les Français sont allergiques au marché. Sondages d’opinion et paroles d’experts le confirment dans une belle unanimité : le capitalisme financier est vécu comme une source insupportable d’aliénation et d’inégalités, il détruit l’économie et la société. Ce sentiment de défiance crée un malaise profond chez nos compatriotes et les singularise dans le concert des nations.
Or, ce livre en fait l’éclatante démonstration, certains lieux communs du discours anti-capitaliste sont faux et doivent être dénoncés comme tels. Partout, le développement financier est un accélérateur de croissance. Les marchés n’induisent pas la myopie industrielle pour laquelle on les blâme, mais permettent au contraire le financement de projets de longue haleine. La finance n’est ni l’ennemie de l’emploi, ni celle de l’égalité si chère à nos concitoyens.
Pour décrypter la signification de ce malaise, un détour par l’histoire de notre pays s’impose. Contrairement à une idée répandue, la France n’était pas prédisposée à l’anti-libéralisme. C’est le succès mal interprété des Trente Glorieuses qui a nourri l’illusion qu’un “autre capitalisme ” serait possible. Notre économie reste largement structurée par l’héritage de l’après-guerre. La libéralisation des années 1980, stoppée en rase campagne, a donné naissance à un capitalisme hybride et schizophrène : un patronat hésitant entre sa loyauté au pays, aux actionnaires ou aux salariés, des actionnaires en majorité étrangers et qui ne représentent pas une force politique. Pour rendre au capitalisme sa légitimité, il faut faire des Français les acteurs à part entière d’un capitalisme financier dont ils doivent être les premiers bénéficiaires.

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  • Le livre de J. Delpla et C. Wyplosz (2007) “La fin des privilèges : payer pour réformer”

La France est-elle vraiment irréformable ? La cause serait entendue, au vu du nombre de réformes retirées ou édulcorées par les gouvernements sous la pression de la rue et des lobbies. Face au blocage, trois stratégies sont envisageables : le passage en force à la Thatcher, impossible en France ; un grand compromis social global, impossible en l’absence de coopération des partenaires sociaux ; le rachat des rentes et des avantages acquis en échange de grandes réformes. C’est cette troisième voie que Jacques Delpla et Charles Wyplosz explorent ici en proposant la suppression des avantages acquis, dans l’apaisement. L’État devra, pour y parvenir, offrir à chaque perdant un paiement, solde de tout compte, qui compense le sacrifice exigé. Pour la première fois en France, deux économistes évaluent le coût financier de chacune de ces réformes. Leur conclusion est sans appel : pour réformer la France, il faut impérativement payer les rentiers.

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